Voyage dans les Rocheuses

Je viens de passer 15 jours dans les Rocheuses au pays de Paul et Norman Maclean. C’est un endroit merveilleux avec de superbes rivières. Petites ou grandes, elles abritent de très beaux poissons en quantités importantes suivant les endroits où l’on pêche, mais difficiles à leurrer ces dames des Rocheuses ! 3 Grosses m’ont sorti la soie jusqu’au backing sans que je puisse les voir.

La Currant

C’est une petite rivière semblable à celles qui coulent chez nous, 3 à 6 mètres de large suivant si il y a un barrage de castor où pas et qui s’écoule dans la Strawberry. Elle a parfois des berges encombrées par des saules où se cache une faune qui parfois peut surprendre comme un Moose, n’est se pas Daniel ?

Moose femelle pris sur le net comme celui qu’a pu voir Daniel

Les coups du soir et les prises sous les averses sont fabuleux. Voici quelques poissons pris.

Sur la Strawberry aussi

Le matin du 1er août, nous levons le camp pour la Green River. Direction Bridge Hollow Campground. Après avoir monter le camp, direction la rivière. Alors là, ça change. Rivière large et courants réguliers. Quelques moustiques, mais soutenables. Pas de poisson pour moi se soir là. Retour au camp pour le dîner et un petit whisky pour remonter le moral. Jean-Luc fait 2 beaux poissons.

Le lendemain fut meilleur pour moi à Little Hole.

Une journée et demi sur la Green River et on lève le camp de bonne heure pour la Henry’s Fork dans l’Idaho, car la route va être longue vers le nord. A 17h montage du camp, permis de pêche et une bonne bière chez Trouthunter où nous prenons également le dîner.

Le lendemain pêche, et là, les affaires se corsent. Après s’être habillé, on aperçois des gobages au milieu, donc, doucement on y va. Là, j’en prends une qui me tire toute la soie du moulinet en partant vers le large. Impossible de la retenir avec mon 11/100ème. Elle a pris sur un chiro noir cerclé argent, et tout d’un coup en voulant la brider un peu plus, « Claque », le fil me revient sans la pointe du bas de ligne. Il a fallut que ça m’arrive 3 fois avant que je sois sur que ça vienne du nœud qui glisse. Quelle poisse ! Je prends quand même 4 poissons dans la journée mais de taille plus réduite, alors que Fred fait de très beaux poissons.

Le 3 ème jour je décide d’attaquer en amont, vers l’embouchure du ruisseau; Il y a quelques beaux gobages mais le fond est vaseux et peu profond. Elles s’aperçoivent vite fait du manège et dérivent. J’attaque donc les gobages du milieu de la rivière et j’en fais trois de taille moyenne. Tous les poissons sur cette rivière sont constamment en déplacement, comme le font les bancs d’ablettes sur la charente alors il faut les attendre. En arrivant au poste de la veille, ou s’était installé benjamin, les grosses étaient toujours là. J’essai, mais punaise, elles sont pas faciles et puis Klaxon, c’est l’heure d’aller manger. La pêche est terminée sur la Henry’s Fork du moins à cet endroit. Dommage, je n’ai pas décroché de mes mains une grosse, mais bon sang, que ça tire. Le soir on décide de voir plus bas, quelle erreur !, on c’est fait bouffer par les moustiques. J’avais jamais vu ça, même pas en Guyane. Le lendemain départ pour Gardiner sur le bord de la Yellowstone. Passage obligé au Fly shop pour quelques mouches et surtout les permis de pêche.

 Arriver au campground, on a eu juste le temps de vider les voitures, que j’aperçois juste derrière moi un serpent, pendant qu’on dégustait  tranquillement une bière. C’est un des premier animaux qu’on a vu en s’approchant du parc. J’alerte gentiment pour ne pas effrayer, et la bestiole se glisse lentement entre les glacières et continu sont chemin sans s’émouvoir. On a eu tout le temps pour l’observer.

Plus d’un mètre, et tranquille et pas méchant. Grosses plaques sur la tête et pupilles rondes. s’est pas une vipère. C’est un Bull sneck (serpent taureau)

Après le montage du camp, coup du soir sur la Gardiner en amont de la source d’eau chaude. De toutes les façons en aval, on ne peut pas pêcher les gens se baignent à la queue leu leu. Impressionnant. J’ai pu faire deux poissons dont un s’est mis dans les branches. J’ai pêché au milieu des biches. Ça aussi, c’est pas banal. On verra le lendemain en rentrant des biches brouter les pelouses de la ville de Mamouth et même un cerf brouter à une trentaine de mètres de nous prêt à rentrer dans le local sanitaire du camp.

Pêche à la mouche au pays des Mule Deer
Be Sociable, Share!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *