Voyage pêche mouche

Lac de Loudenvielle

Depuis plusieurs années, j’avais envie de pratiquer la pêche à la mouche dans un lac Pyrénéen. En juillet 2012, les vacances en famille, trop courtes, m’ont permis de découvrir un joli plan d’eau d’une surface de 32 hectares en basse montagne et à 960m d’altitude. J’en suis reparti un peu déçu, mais avec plein d’espoir. 2 truites fario prises, une en sèche et l’autre en nymphe  et 2 (monstres) décrochés la veille du départ. Le soir avant la tombée de la nuit, et le matin de bonne heure, lorsque personne ne galope autour du lac, les grosses truites viennent brouter les vairons. Je me suis donc jurer de revenir avec le bon équipement.

Une canne de 10’ #7/8  Avec une soie flottante (pêche à 1 mètre du bord et 70 cm de profond maxi)Un bas de ligne solide et pointe  en 17,5 – 20 ou 25/100 fluorocarbone, et des streamers vairons que j’ai montés cet hiver.

Dès le mois de janvier, j’ai réservé la dernière semaine de juin 2013 pour cette expédition soit du 22 au 29 juste avant le grand rush des vacances. Horreur, à partir du 17 juin, la pluie et la fonte des neiges à tout chamboulé. Inondations, destruction, routes coupées et tout ce que l’on a pu voir aux actualités télévisées.Et bien temps pis, c’est réserver, j’irai quand même. Me voilà donc parti avec une voiture chargée pour la pêche à la mouche au streamer, mais également une canne polyvalente pour soie de 4/5, et un lancer avec bulle d’eau (au cas ou), et le matériel de montage des mouches.

 En remontant la vallée, eau blanche, et débit impressionnant de la Neste, trois passages en circulation alternée, la rivière a rongé la moitié de la chaussée, tout cela ne me paraît pas être de bons indices pour la pêche. En arrivant à Loudenvielle, le lac est blanc, mais le niveau normal. Je prends possession de mon logement. Je vais chercher ma carte de pêche, et faire quelques courses. Tout est prêt pour passer la semaine, je pars donc pour faire le tour du lac.

L’eau est grise, on ne voit pas les pierres, même à 25 – 30 cm du bord. Le vent forme des vaguelettes partout sur le lac. Il n’y a pas d’éclosion, ni de gobage. Sur un secteur, je suis même obligé de faire demi-tour, les tennis ne sont pas adaptées. Les bancs de vairons ne sont pas là, juste une dizaine d’alvins minuscules.

A 20 h30, départ pour le coup du soir avec la 10’ #4/5. Le vent s’est calmé. Une trentaine d’heptagéniidés  en vol pendulaire survol le pont au niveau du barrage, mais pas de gobages. Je monte une nymphe avec indicateur et je prospecte les bords. Je trouve les bancs de vairons, mais ils ne sont pas stabilisés comme l’année dernière. Dans la partie la moins profonde du lac, je fais 2 ou 3 rotangles, et j’aperçois 2 beau poissons qui croissent au large, à 15 – 20 cm de la surface mais inaccessibles.

Rencontre avec 2 pêcheurs qui viennent très régulièrement le soir. Ils pêchent avec 3 noyées, au bulle d’eau. Les prises sont très rares depuis que le niveau du lac est monté d’un peu plus d’un mètre, mais ils ont vu pire. En 2002 où 2003 l’eau est arrivée à la route. A l’embouchure de la Neste, 2 pelleteuses, 1 bull et 3 camions travaillent pour ôter les arbres, branches, pierres et graviers qui ont dévalés lors de la crue. L’eau du lac restera blanche et chargée toute la semaine.

 Il s’est fait quelques poissons quand même, en face de l’accueil de la résidence NEMEA. Pêche au « Plastico » – Lancers (4m de long) tendu à fond – Plomb poire de 45 à 55 gr.

J’avais entendu parler de « plastico » et pour moi, c’était une imitation de mouche de maison en plastique . Les pêcheurs du lac appel « Plastico » tout se qui pour nous, pêcheurs à la mouche, ressemble  de près ou de loin à une larve de chironome montée sur hameçon courbe de 16 ou 18. Les couleurs qui ont le mieux pris sont le blanc, le vert, le rouge et la Red tag en mouche noyée.

Mon ami Claude, le vendéen à pris une belle truite de 42 cm le mardi matin  entre 8 et 9h et moi le mercredi une belle truite de lac de 40 cm entre 9 et 10h. La méthode que j’ai donc pratiqué le plus, c’est le plastico. La pêche à la mouche n’a rien donné mi à part quelques blancs dans les parties calmes du lac. Mes imitations de vairons serviront donc plus tard. Peut être fin août ou début septembre. Qui sait ?

 C’est fait, il y a même un petit moment, puisque c’était en 2015.

Prise le matin vers 8h30 avec finalement, des imitations de chiro. A 11h, nous avons arrosé ça, et même bien arrosé, n’est ce pas Henriette, il était bon le Jurençon de chez Rogé

et puis je me suis mis à la cuisine.

Un délice.

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